Afin de soutenir l'action de la Section nationale des
anciens exploitants, l'Union syndicale agricole a rencontré le mardi 11 mai 2010
Monsieur Rémi Caron, Préfet de la région Haute-Normandie et de la
Seine-Maritime, assisté par M. Schnabele, Directeur régional de l'agriculture et
de la forêt, pour leur présenter les priorités des retraités agricoles de notre
département dans le cadre de la prochaine réforme générale des
retraites.
La délégation de l'Union syndicale agricole, composée de
son président, Arnold Puech d'Alissac, du président de la section des Anciens de
Seine-Maritime, Hubert Eudier, accompagné de François Legras, vice-président de
la SDAE, de Brigitte Décultot et d'Yves Baranger, a rappelé au préfet de région
qu'avec un montant mensuel minimum atteignant tout juste 645,08 euros pour une
carrière complète de chef d'exploitation, et 512,60 euros pour une carrière
complète de conjoint, les retraites agricoles demeurant parmi les plus faibles.
Chaque membre de la délégation a présenté au préfet un des
aspects de la situation des retraités (anciens chef d'exploitation, veuve,
conjointe de chef d'exploitation, aide familial). Ils
lui ont fait part de ce que les niveaux de revalorisation effectués en 2009 sont
totalement insuffisants pour faire face aux augmentations successives des prix
(énergie, assurances et loyers).
Avec la FNSEA, l'Union Syndicale Agricole et sa section
des Anciens, a formulé ses priorités en matière de retraite agricole qu'elle a
demandée au préfet de transmettre au gouvernement.
Elle a réaffirmé son attachement au principe d'une
retraite par répartition.
Elle a demandé une réforme totale des systèmes de retraite
pour que le régime agricole ne soit plus laissé pour compte. Cette réforme
devrait se traduire par un système à deux étages :
- une retraite forfaitaire de base au moins égale pour
tous les retraités agricoles au minimum vieillesse
- une retraite proportionnelle par points assise sur les
revenus du travail.
Elle a rappelé ses demandes prioritaires :
1) Obtenir des minima de retraite soumis aux mêmes
conditions que dans les autres régimes
2) Supprimer la condition de 17,5 ans d'activité en tant
que chef d'exploitation pour bénéficier de la majoration prévue pour les chefs
d'exploitation
3) Atteindre une retraite minimale équivalente à 85% du
Smic pour les futurs retraités
4) Ouvrir le droit à réversion de la pension de retraite
complémentaire obligatoire sur l'ensemble des droits, gratuits et cotisés à
toutes les veuves quelle que soit la date de décès du conjoint