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> > La Réserve Naturelle de l'Estuaire de la Seine
Etre partie prenante lors de l’élaboration du plan de gestion La Réserve Naturelle de l’Estuaire de la Seine a été créée par décret du 30 décembre 1997. L’objectif défini par le décret de création est la mise en œuvre d’un plan de gestion de la Réserve. Ce plan de gestion doit permettre d’assurer la conservation du patrimoine naturel et de la biodiversité de la Réserve. En matière agricole, le décret prévoit que l’un des objectifs prioritaires est le maintien des prairies humides ainsi que le retour en prairies des terres de cultures. Les parcelles en prairie sont exploitées par pâturage ou fauche, selon des pratiques extensives et en respectant les périodes de nidification. L’exploitation de ces parcelles implique la signature de conventions entre les différentes personnes intéressées. L’interdiction de retourner les prairies, de drainer par drains enterrés et de semer des plantes améliorantes est par ailleurs stipulée dans le décret. Enfin, certaines pratiques seront régies par des cahiers des charges : limitation des apports en engrais, normes de chargement annuel moyen, conditions d’utilisation des amendements, modalités de l’entretien hydraulique…. Toutefois, les dispositions du décret de création de la Réserve ne doivent faire peser des contraintes trop lourdes sur l’agriculture. L’agriculture doit conserver son rôle dans cette zone d’autant que c’est elle qui entretient le marais depuis toujours. Il ne faut pas non plus perdre de vue que l’agriculture est le moyen le plus économique de préserver le patrimoine de la Réserve. Les agriculteurs de la réserve sont donc directement concernés par la création de la Réserve et donc par son plan de gestion. C’est pourquoi, ils se veulent force de propositions dans l’élaboration du plan de gestion de la Réserve. Le Préfet a nommé le GEPAES* pour représenter les exploitants agricoles et faire des propositions pour le plan de gestion. Un groupe de travail a ainsi été constitué ; il étudie de façon détaillée comment concilier pratiques agricoles et objectifs environnementaux de la Réserve Naturelle. Ce groupe travaille sur des thèmes aussi variés que la gestion foncière, les questions sanitaires, les modalités de pâturage…
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Groupement des Exploitants
Face aux pressions de groupes environnementalistes, les agriculteurs devront être très attentifs et vigilants. L’exploitation des terres de la Réserve doit conserver sa rentabilité économique. Les agriculteurs ne pourront donc accepter des contraintes qui mettraient en péril leur exploitation. Le Groupement des Exploitants des Prairies Alluvionnaires de l’Estuaire de la Seine (GEPAES) a été désigné par le Préfet pour représenter les exploitants agricoles et faire des propositions pour le plan de gestion de la Réserve Naturelle de l’Estuaire de la Seine. Un groupe de travail a ainsi été constitué ; il étudie de façon détaillée comment concilier pratiques agricoles et objectifs environnementaux de la Réserve Naturelle. Pour bien ce faire, il faut aussi connaître ce qui se fait ailleurs... C’est ainsi que le groupe est allé, en février dernier, à la découverte d’autres prairies humides, avec les Chargés de mission de la Maison de l’Estuaire (Gestionnaire de la Réserve Naturelle). Après avoir étudié la problématique de protection du râle des genêts dans le Parc Naturel Régional du Cotentin et du Bessin, une seconde journée a été organisée dans les Basses vallées angevines. Dans ces deux secteurs, l’objectif est de maintenir une agriculture à la fois rentable et respectueuse des équilibres écologiques. Tant les techniciens (ADASEA, PNR) que les membres de groupes ornithologiques ont souligné que l’agriculture est la seule possibilité pour entretenir des zones humides. Les agriculteurs de Seine-Maritime ont particulièrement retenu que la non reconduction des Mesures Agri-Environnementales n’a pas pour autant stoppé toute contractualisation en faveur de la protection du râle des genêts avec les exploitants des Basses vallées angevines. En effet, les collectivités locales ont pris le relais et assurent maintenant le financement de ces mesures.
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